Mon quart de siècle. RSS

J'aurais voulu être William Burroughs, Lou Reed, Léo Ferré ou quiconque un tant soit peu estimable, mais toute ressemblance avec des idéaux, des pensées ou une personnalitée dividuelle - fut-elle individuelle et réelle - serait purement forfuite.
Nétocratie, me voilà.

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Mar
8th
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Not another homosexual movie (by Gregg Araki, générique de The doom Generation))

Je ressors du comoedia pour la projection de Milk, de Gus Van Sant (un de mes réalisateurs préférés). Simplement très bon. Mais qui me renvoie à une interrogation chronique: moi qui me défini comme « hors milieux », j’aime l’art « homosexualisé »:il est clair que Van Sant, Araki, Lou Reed, Burroughs sont ouvertement et se revendiquent homosexuels (même au niveau du cinéma Français, Honoré). D’où mon questionnement sur les rapports « identité homosexuelle » et « politiques de la culture ». A ce sujet, il faut absolument que je m’achète « la naissance de la culture hétérosexuelle », qui a l’air très bien documenté et relativement intéressant.

Mais le pire, c’est que ces oeuvres sont a-normatives. Qu’elles visent justement à faire éclater les clichés, le bien-pensant et la moralité inhérente à l’idée même de sexualité différente – érigée dans le sens commun comme une simple inversion des règles. Qu’ils sont des brûlots, et une volonté de remettre le désir subjectif au coeur de toute réflexion sur ses rapports au sexe et à une prétendue identité. L’art « homosexuel », un art a-homosexualisant?

Sur ce, j’enchaîne avec Mala Noche, le premier Van Sant, adapté d’un roman autobiographique (de Walt Curtis): un américain moyen de Portland, faggot, qui tombe amoureux d’un latinos immigré prostitué qui se projette comme hétérosexuel. Un bijou de poésie, avec un caméraman, un réalisateur et un preneur de son. Deux heures de noir et blanc, quinze secondes de Super 8.

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