2nd
Je chante, d’amoursI
Certaines personnes consomment la musique, jetable, la culture, l’art. Moi je me laisse pénétrer, doucement. Sensuellement. M’allonger devant une installation contemporaine. pleurer en écoutant une chanson, parce qu’elle est liée à des souvenirs, à une histoire, un partage, une communication entre moi et moi, entre moi et des amis, entre moi et des inconnus. Parfois, rien, et c’est presque mieux encore.
Il y a une chanson comme ça que j’ai toujours associé à C.: “la distance”, d’Alex Beaupain. A une envie de cigarette, une odeur de starbucks. A la Seine. A des rêves, de théâtre, de culture. J’ai donc acheté pour Noël le DVD donc elle était issu, un autre film de Christophe Honoré, les chansons d’amour. Et j’ai totalement accroché. parce qu’il sonne juste, parce que les acteurs chantent sans être des professionnels; parce qu’il est plein de spontanéité et que la spontanéité est la plus belle chose en amour, parce j’aime ses références, sa façon de filmer, de jouer avec moi. Parce que j’aime sa vision de l’Art (un type qui défend la princesse de clêves parce que c’est une oeuvre ne peut être que fondamentalement bon), sur l’amour (ni niais, ni brutal, juste. Et l’aspect “il n’y a pas de parcours sexuel prédéfini mais juste des histoires, des histoires d’amour, différentes, courtes, longues, des bouts de chemin).
Parce que j’ai aimé.
Merci.