Mon quart de siècle. RSS

J'aurais voulu être William Burroughs, Lou Reed, Léo Ferré ou quiconque un tant soit peu estimable, mais toute ressemblance avec des idéaux, des pensées ou une personnalitée dividuelle - fut-elle individuelle et réelle - serait purement forfuite.
Nétocratie, me voilà.

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Sep
29th
Tue
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La possibilité d’une île.

Toute ressemblance avec des personnes ayant réellement existé serait purement fortuite, bien entendu

Après la nuit au musée (ou comment rester debout pendant sept heures à répêter please do not touch… I said DONT TOUCH poor bastard, la possibilité d’une île. Ca a déjà plus de classe. J’ai sérieusement pu entraîner mon anglais et mon japonais à coup de おてあらいはあそちらですよ、ou autres you wanna go the beach? This path. On dira que cela m’a servi.

-N’empêche, être guide de musée sur une île paradisiaque, c’est quand même la super méga classe internationale, surtout avec l’accent frenchie, rien à voir avec le service propreté. Ce qui au passage ne m’a pas empêché de trouver l’eau transparente des criques et le bateau sur la méditerranée particulièrement lassants. Si l’on y ajoute le manque de voix en fin de journée et l’impression de s’entendre parler - assez troublante – cela devient vite pénible. J’ai pu briller, merci Bazaine, déroulède, Abd El Kader et Napoléon III, hahaha. Et rêver en couleur du masque de fer, à défaut de savoir qui il était. Et oui, quand on aime, on ne compte pas ses heures consacrées à améliorer son vocable – et accessoirement à trouver comme placer « au firmament » « paroxysme » et « nonobstant » dans sa visite.. On s’amuse comme on peut.

My top five on a desert island (ou la référence caché à High Fidelity, bande d’ignares).

Vu que la situation s’y prête, mon top 5 culturel des vacances, à emporter absolument sur une île déserte:

  • Iggy Pop – Preliminaire. C’est déjà jouissif de l’entendre, voix de crooner, prononcer le titre de son album. Oui, le fantasme de l’accent américain n’est pas original, mais c’est quand même ultra sexy, très bien vu, et très intellectuel. Ou comment iggy Pop devient un chanteur français, étonnant et multi-dimensionnel.

  • Howl – Ginsberg, version Bilingue (Christian Bourgeois édition). J’avais adoré la lecture des poèmes de Ginsberg par Pattie Smith & Philipp Glass au théâtre romain de Lyon. Si la voix de Pattie y ajoute un charme, j’ai eu la même sensation en lisant les poèmes de Ginsberg en version bilingue. Celle que l’on a quand on tombe sur des trésors (Footnote to Holy / America). En plus, je peux entrainer mon accent sans avoir l’air ridicule devant la glace de la salle de bain (ok, c’est moche et ridicule, mais c’est poétique)

  • Of mice and men – Steinbeck. Court, mais efficace.

  • The catcher in the Rye – Sallinger. Classique, épique, comme une époque dans laquelle je me sens plus vivant. Mon amérique des années 70 et son rêve.

  • The naked lunch – restored edition – W. S. Burroughs. Ou accessoirement un de mes auteurs préférés. Un de mes livres préférés. Ce naked lunch décape, en anglais s’ilvousplait, et surprend: très différent des autres versions car sans cut up, il n’en perd pas moins sa dimension tragique, trash et poétique

XxX from Cannes, the city that never wake up

Cannes, je ne sais toujours pas comment t’aborder. Je hais la plupart de tes jeunes habitants, élite dorée qui ne se rend pas compte de sa médiocrité (ok, c’est une caractéristique de toutes les élites dorées). Reste que j’apprécie vraiment les efforts de la mairie faits en direction de la culture (tient, ça fait un bon sujet ça « Cannes, entre politique culturelle forte et nécessité de s’adapter au publique touristique balnéaire »).

Je retiendrai le plaisir que j’ai pris malgré tout dans ce job, les pourboires, et quelques souvenirs marquants. Comme cette dame qui cherchait la plage nudiste gay, et devant mon incapacité à répondre me désigna comme homophobe, ces conversations politico culturelles avec des groupes de touristes, la discussion sur Crassus (Cf L’aigle et le phénix, Cathala), les sourires et félicitions à la fin de la visite, les anglais m’affirmant – bande de lâches :p – que mon anglais est très bon. Si je commence à n’en pouvoir plus, ce n’est pas tant que Cannes commence à me lasser que l’envie de reprendre ma petite vie d’étudiant et le fameux Lyon Calling.

Je vous aime, bises d’un jeune homme qui se sent loin de tout, à l’heure où les autres reprennent cours.

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