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J'aurais voulu être William Burroughs, Lou Reed, Léo Ferré ou quiconque un tant soit peu estimable, mais toute ressemblance avec des idéaux, des pensées ou une personnalitée dividuelle - fut-elle individuelle et réelle - serait purement forfuite.
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Introduction aux études des politiques culturelles dans une perspective binationale

Antoine DAMIENS - brouillon . 22 novembre 2009.

Les études universitaires sur les politiques culturelles ont eu tendance à se généraliser ces dernières années1, que ce soit en France ou à l’international: et pour cause, jamais le secteur culturel n’a été si concurrentiel, avec une telle culture du chiffre, du résultat et de l’attractivité. Pourtant, derrière le nom apparemment similaire de tels cursus («cultural policies study »2aux Etats Unis, « études des politiques culturelles »3 en France), les réalités qu’elles recouvrent sont bel et bien différentes et relèvent une dichotomie dans l’interprétation de l’action artistique.

Deux conceptions différentes de la « culture ».

Une simple analyse lexicale permet de s’en rendre compte: la terminologie « culture » française4, à relier avec une conception germanique de la Kultur, est très loin d’une définition sociologique5. Il faudra ici entendre « ce qui tourne autour des arts ». Le sens étant en constante restriction, une des polémiques portera d’ailleurs sur l’identité des concepts art-culture. En conséquence, les formations universitaires ont longtemps été constituées d’histoire des arts avec parfois de l’analyse des politiques publiques6. On pourrait ainsi définir les politiques culturelles comme « l’utilisation de l’art des fins de politiques urbaines et sociales, missionnées et financées principalement par l’Etat au sens large au profit d’institutions culturelles ». Si, bien évidemment, l’Etat n’est pas le seul acteur de la politique culturelle, il en demeure le principal7: la formation est orientée sur les « affaires publiques », d’où de solides bases en droit, gestion des biens nationaux et administration8.

A l’inverse, les Etats Unis ont une conception ethnique des cultural policies. Ainsi, T. Miller les définit comme « relation entre les institutions culturelles et la communauté », soit un glissement particulièrement important. S’il est dû à des caractéristiques historiques et politiques propres, il n’est pas neutre sur le plan de la formation: croisement entre l’anthropologie de l’esthétique, la politologie et le business9. Ce qui prime ici est la culture10 au sens de gestion des communautés11, des (multi)cultures12 dans une optique politique: aussi faudrait-il parfois parler de politiques des identités13. Dès lors, le parcours culturel ne s’envisage qu’en lien avec la politique urbaine et sociale14. Depuis 1960, les directeurs et collaborateurs des institutions culturelles sont ainsi des managers, et non plus des artistes ou historiens. Un glissement récent dans la gestion des institutions culturelles induit même la formation des cadres médiateurs en « école de commerce » (MBA), avec, comble de l’ironie pour un secteur « non profit », de la finance15!

Aux yeux d’un Européen, la confusion peut donc être une pré-notion dont il est difficile de se départir. A ce titre, l’analyse de F. Martel entretient perpétuellement cette ambiguité: il dresse le tableau des politiques culturelles avant tout d’un point de vue historicisant16 et oublie le multiculturalisme. Si cela nous rassure et nous permet une compréhension (fausse) immédiate, elle empêche de saisir certains défis et problèmes dans leur globalité17.

Deux notions en rapprochement, comparables

Il ne s’agit ici pas de prophétiser une identité à venir entre deux conceptions antagoniques des politiques culturelles. Au contraire: il semble évident qu’un modèle américain ne saurait être plébiscité et mis en place rapidement sur le plan institutionnel, tant l’universalisme français va à rebours d’un conception a priori multiculturaliste et entrepreneuriale. Néanmoins, l’étude des concepts dans une perspective bi-linguale offre un certain nombre de clefs pour comprendre la construction respective des deux modèles, passée et à venir.

En effet, si l’on s’intéresse au point de vue historique, les politiques culturelles du Front Populaire et la personne même de Malraux sont indispensable à l’éclairage même de ce qu’est le NEA. Ce n’est pas un hasard si, sur fond de fédéralisme, les thèmes de « décentralisation culturelle » (cultural dissemination) propre au ministre de la culture français apparaissent dans une période temporellement similaire aux Etats Unis18 (d’autant plus que Malraux servit de justificateur à la création du National Endowment for the Arts de Kennedy19). Si le modèle américain s’est dès le début posé en contre-pied du système français20, il en reste un certain nombre de points de comparaisons, dans l’évolution, les moyens utilisés et l’évaluation des politiques culturelles.

Plus intéressant encore est le présent, car il constitue un point d’incertitude, des deux côtés. Le modèle américain, mis à mal par la crise financière et les dettes publiques21, souffre en effet d’un manque d’étatisation flagrant, à l’inverse de la France, où la décentralisation culturelle peine à montrer ses fruits dans un contexte d’immobilisme du ministère22. D’autre part, les changements récents en matière de droit international (comme le passage du droit d’auteur au copyright, de l’exception culturelle à la diversité culturelle23) appellent une comparaison systématique et raisonnée dans le but de trouver de nouvelle perspectives.

Pour autant, il convient de se garder de tout comparatisme: les caractéristiques des « politiques culturelles » étant fortement liées à des conceptions politiques, et de part leur nature universitaire trans-disciplinaire, elles ne sont pas transposables. Ainsi, le phénomène de la philanthropie américaine a connu des échecs pour le moins cuisants en France. C’est donc la raison pour laquelle, loin d’être un département à part entière aux Etats Unis et en quête de légitimité en France, les études de médiation culturelle doivent avant tout rester pluri-disciplinaires, des humanités au pluriel.

Antoine DAMIENS

Références

  • Miler, Toby, Cultural Policies. Thousand Oaks: SAGE publications inc, 2002. Introduction: The history and theory of cultural policy p. 1-35. ISBN: 0-7619-5241-1

  • Marc le Glatin, Internet un séisme dans la culture, Paris: l’Harmattan 2007. Collection la culture en question.

  • Frédéric Martel, le rose et le noir – Les homosexuels en France depuis 1968, édition revu et augmentée, Point: Paris, 2008. ISBN: 978-2-7578-1055-

  • Tallmer, Jerry, Reunion of NEA 4, downtown express, Volume 16, Issue 48, Avril 2004. En ligne: http://www.downtownexpress.com/de_50/reunionofnea.html. Consulté le 09/11/09

  • Martel, Frédérique, De la culture en Amérique, Paris: Gallimard, 2007. Chapitre les cultures wars p 221-286. ISBN: 978-2-07-077931-4

  • Etude sur la formation des cadres du secteur culturel (ministère de la culture)

  • Bruno Péquignot, Sociologie et médiation culturelle, L’observatoire, septembre 2007, n°32. p. 3-7.

  • Martel, Frédérique, De la culture en Amérique, Paris: Gallimard, 2007. Chapitre les campus p 367-408. ISBN: 978-2-07-077931-4

  • Cambridge advanced learner dictionnary édition 2009

  • Le nouveau petit robert électronique

1En France: les premières formations datent de 1968 (Paris 3 Sorbonne Nouvelle Censier). On trouvera un panel varié de cursus portant sur les études culturelles aujourd’hui, allant du management à l’impact des arts en terme de tourisme. Aux Etats Unis, de telles formations datent des années 40 et se sont intensifiées dans les années 60 (Martel, Frédérique, De la culture en Amérique, Paris: Gallimard, 2007. Chapitre les campus p 367-408. ISBN: 978-2-07-077931-4), dans un soucis de rationalisation et de gestion entrepreneuriale des institutions culturelles.

2Même si elles ne constituent que rarement un département entier en « undergraduate ». On retiendra ici l’expression de Toby Miller.

3Il ne s’agit pas de la seule appellation: on trouve souvent « médiation culturelle » au sens proche, mais dont la terminologie peut porter à confusion. Cf Bruno Péquignot, Sociologie et médiation culturelle, L’observatoire, septembre 2007, n°32. p. 3-7.

4Selon le nouveau petit robert électronique: « Développement de certaines facultés de l’esprit par des exercices intellectuels appropriés. Par ext. Ensemble des connaissances acquises qui permettent de développer le sens critique, le goût, le jugement » dans son premier sens.

5A cet égard, les formations et cours en « sociologie de la culture » sont trompeurs. Selon les universités, ils désignent soit une sociologie des institutions culturelles et de leurs publiques, soit une sociologie basée sur la notion « culture » au sens de Bourdieu.

6Bruno Péquignot, directeur du département médiation culturelle de Paris 3: « la formation des médiateurs culturels (…) s’appuie sur (…) une solide culture générale basée sur les humanités: esthétiques, mythes, littérature, histoire de l’art, connaissances des arts (…) une formation plus spécifiquement professionnelle: muséologie (…) et enfin (…) des sciences sociales: économie sociologie et anthropologie ». Dans l’Observatoire n°32 (cf supra)

7Que ce soit par les DRAC / le ministère, les conseils régionaux, etc

8L’étude sur les formations culturelles (ministère de la culture) montre d’ailleurs un taux en progression d’étudiants issus des IEP et formations aux concours administratifs (2% en 2008, en progression. Cecile Martin, les formations à l’administration et à la gestion de la culture : bilan et perspectives, étude du ministère de la culture et de la communication, 2008.. Une augmentation notoire est à prévoir avec le passage en 5 ans des cursus d’IEP.

9Miler, Toby, Cultural Policies. Thousand Oaks: SAGE publications inc, 2002. Introduction: The history and theory of cultural policy p. 1-35. ISBN: 0-7619-5241-1

10Selon le Cambridge Advanced Learner dans son sens premier, « culture » est: « the way of life, especially the general customs and beliefs of a particular group of people at a particular time » on est déjà dans le multiculturalisme.

11D’où une dichotomie plus évidente entre Art et Culture, le second étant proche du multiculturalisme. On parlera parfois de « art policies studies » pour désigner une conception à la française des politiques culturelles.

12Il est par exemple signifiant que Toby Miller donne, dans une optique américaine, comme exemple de politiques culturelles françaises l’instauration du Français comme langue obligatoire et nationale en 1789, alors que la plupart des études françaises débutent sous le Front Populaire. En soi, dans une vision américaine, l’universalisme est déjà une politique culturelle. Cf: Toby Miller, Cultural Policies, introduction

13Quelles soient communautaires sous Carter (multiculturalisme) ou nationale: très tôt, le National Endowment for the Arts a eu pour but de créer une identité américaine, face à l’histoire européenne et dans un contexte de guerre froide: les missions des institutions culturelles sont dans ce cas avant tout de protéger la high culture

14D’où l’absence de ministère de la culture (Frédérique Martel, De la culture en amérique) et la diversité des sources de financements publiques (mission d’urbanisme, mission sociale, mission d’entretiens des parcs, …) .

15Essentiellement pour gérer les « endowments », dotations des institutions culturelles cotées en bourse

16Et non anthropologiquement comme le fait T. Miller, professeur à UC Riverside

17Ainsi les culture wars dont parle Frédérique Martel ( Martel, Frédérique, De la culture en Amérique, Paris: Gallimard, 2007. Chapitre les cultures wars p 221-286. ISBN: 978-2-07-077931-4 ne seraient-elles pas simplement la conséquence d’un art queer provoquant, mais avant tout d’une mauvaise gestion de la communauté homosexuelle sous Reagan, touchée par le VIH. Ou comment l’art (la culture au sens français) devient dès lors moyens d’expression national d’une minorité, et ce dans un but essentiellement politique. Les protagonistes du NEA 4 étaient pour la plupart membre du Queer Nation ou de branches d’Act Up. Il ne s’agit donc que d’un (juste) renversement de l’appareil politique d’assignation d’identités par la culture. (cf Tallmer, Jerry, Reunion of NEA 4, downtown express, Volume 16, Issue 48, Avril 2004. En ligne: http://www.downtownexpress.com/de_50/reunionofnea.html. Consulté le 09/11/09) A ce titre, F. Martel est d’autant plus dans une vision européano-centrée qu’il semble prendre le problème du VIH / de l’homosexualité dans une problématique française (celle de son livre, le rose et le noir – Les homosexuels en France depuis 1968, édition revu et augmentée, Point: Paris, 2008. ISBN: 978-2-7578-1055-2) beaucoup plus que dans les tenants et aboutissants américains. L’épidémie VIH n’a pas du tout les mêmes effets politiques et identitaires dans les deux pays. (Cf pour la France : Martel, Frédéric: Le noir et le rose, pour les Etats Unis: n’importe quel livre sur Act Up de manière générale)

18Couplé d’une volonté de « décentralisation culturelle »: New York ne doit pas rester la seule ville artistique! Dès lors, on est relativement proche de l’anti-parisianisme français.

19Il fut d’ailleurs reçu trois fois, comme un chef d’Etat, par Kennedy puis Johnson.

20En refusant par exemple la création d’un ministère de la culture, en refusant l’étatisation du marché culturel, …

21Les institutions culturelles bénéficient en effet d’une riche dotation, l’endowment, cotée en bourse…

22On peut sans se tromper se référer à la pléiade d’articles condamnant la fin d’un modèle interventionniste français, ou déplorant les manques de financement.

23Voir à ce sujet les perspectives de Marc le Glatin, Internet un séisme dans la culture, Paris: l’Harmattan 2007. Collection la culture en question.

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19th
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Mapplethorpe.
J’aime décidément (et en plus, sur mon sujet de recherche hahahaha)

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Robert Malaval. J’aime

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Nov
3rd
Tue
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désolé, je cherche seulement à vivre

A tous ceux, qui détestent mon enthousiasme naturel, et non pas mécanique, exècrent mon engagement politique. Tous ceux qui n’en peuvent plus de mon empressement à sortir, à rire, à se promener. Ceux qui ne supportent plus mes peines, mes douleur,s ma conception de l’amour et de la liberté. Mon jeu sur les identités. Ma volonté de savoir. Mon envie de culture, de lire, de rêver. De boire un verre de vin, de chanter, de jouer. Ceux qui me voudraient plus sérieux, ou au contraire qui me souhaitent cool cool cool. A tous ceux qui trouvent que je ne fais pas mon âge, que je ne suis pas un jeune déchiré. Aux personnes qui ne me connaissent même pas, et qui ne m’ont pas encore étiqueté. A ceux que ma passion pour certains auteurs, musiciens fait sourire. A ceux qui pensent que la culture n’est pas secteur d’avenir. Pour ceux pour qui mon idéalisme n’est qu’un façade, au mieux, un utopie au pire. Il est une hétérotopie. A ceux qui refusent mes appels incessants à Vivre. Je ne suis pas dupe. Aux personnes, toutes les personnes, qi sont lassées de mes lubies.

Désolé, je cherche seulement à vivre.

« On ne nait pas vivant, on le devient ». Lola Lafon.

Ce n’est pas désobéir à un modèle social que de vouloir vivre. Et j’ai envie de vivre. J’ai envie de crier. Encore.

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j'ai besoin ...

J’ai besoin. J’ai besoin d’ailleurs, de rêve, de ville, de temps de liberté non règlementé. De folie. D’un corps, mais pas mécanique, non un corps sensitif. J’ai besoin. J’ai besoin de vin, d’ivresse, de joie, de la Seine. Ah, regarder la seine. De pollution. J’ai besoin d’embouteillage dans le métro, de tickets RATP. J’ai besoin de voyager. J’ai besoin d’une marche nocture, diurne, d’un rêve. J’ai soif de culture, de théâtre, de musique. De rêve, de vin. D’étudier, d’être enfin étudiant, un vrai. J’ai besoin d’Ailleurs, en ce moment.

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Oct
23rd
Fri
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Les mots que vous employez n'étant plus "les mots" mais une sorte de conduit à travers lequel les anaphabètes se font bonne conscience (L. Ferré)

Activiste: Apparemment, fossé entre ceux qui agissent et les autres. Entre ceux qui sont « antiglobalisation vraiment radicaux », qui dénoncent le Front National et les associations anti avortement un dimanche après midi, sur les bords du Rhône, et ceux qui (essayent) d’agir. Moyen de mise à l’écart. « tu n’est pas de gauche, tu es un activiste ». Sous entendu, un extrêmiste d’ultra gauche vraiment radical. Définition pratique: il suffit d’aller à de rares manifestations, même déclarées, pour être activiste dans le sens commun.

Bonheur: « le désespoir est une forme supérieure de la critique. Pour le moment, nous l`appellerons `bonheur` » Léo Ferré

En faire beaucoup: Alors que des millions de gens crèvent littéralement du sida du fait de la non action gouvernementale( cf Remind the Gap), Carla Bruni Sarkozy: « je trouve que la France joue quand même pas mal son rôle, elle en fait beaucoup »

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Oct
21st
Wed
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Asocial, disait mon psy...

Autant le dire net, ne pas se mentir, je hais les groupes, tous les groupes. Ces bandes exclusives, qui s’amusent, sont fun fun fun, jeune jeune jeune. Je déteste le collectif, au profit de l’individuel. J’aime des personnalités, des individus ou des dividus. La conséquence est relativement simple: je ne traine pas avec des « potes » en bande, mais aime voir certaines personnes, seul à seul. Problème: eux sont tous dans l’idéologie dominante du groupe cool cool cool. Et je me retrouve seul.

Ou comment il est difficile d’exister dans une société collectivisée.

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Oct
18th
Sun
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Et j’ai entre-apperçu la paix de mon âme dans les lacrymos qui font verser des larmes quand on veut juste court-circuiter un Ordre nouveau.

Lola Lafon - une fièvre impossible à négocier.

(très très beau livre au passage. Et promis, j’arrête bientôt les citations…)

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Oct
10th
Sat
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« Ne pas (s’affirmer quand on l’est) gay c’est dire comment vais-je pouvoir limiter les effets de mon choix sexuel de manière que ma vie ne soit en rien changée ?
— Foucault. Cité dans le très intéressant article de Mangeot sur le sida et foucault: http://www.vacarme.org/article456.html
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Je m'y prends toujours au dernier moment.

Tous autant que vous êtes, apprenez le: je m’y prends toujours au dernier moment, dans la seconde d’hésitation qui semble tant durer. Je ne supporte pas les agenda, carnets, post-its griffonnés et autres diktat. Pas plus les méthodes toutes faites et convenues, les signes, les symboles, les bonnes manières. Surprise, surprise, surprenons nous. Annulons nos vies pré-planifiée, désirons. Désirer. Sans fin, sans moyens. « Pour un monde de jouissance à gagner nous n’avons à perdre que l’ennui ». Je suis la folie, l’anti-routine qui devient elle même routinière. Pervers, non?

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